Exposition organisée par Voyons voir au Moulin de Vernègues (13) dans le cadre du Salon International de Dessin Contemporain initié par Paréidolie

Acrylique et encre de chine sur aluminium, dimensions variables

Texte de présentation
Alain Brunet est un artiste atypique et éclectique qui n’hésite pas à explorer la multiplicité des médiums.

À l’origine sa culture et son œil sont celui d’un peintre, même si depuis quelques années son médium a souvent été la photographie. Plus que le sujet, l’artiste s’intéresse à la façon dont l’image se construit, sa structure, sa transmission jusqu’à se focaliser sur le pixel comme élément de base, équivalent de la touche en peinture. Il expérimente également une méthode de constructeur dans des installations monumentales métalliques ou en mœllons sur le thème de la trame. Le corps est en jeu dans ses travaux de chantier ou la fatigue physique est un élément d’expression.

Règles

Aujourd’hui, l’outil du maçon est toujours là, dans ces règles blanches d’une longueur démesurée, à la surface lisse dénuée de graduation. Sur la surface blanche, les dessins au Rotring précis et rigoureux composent des portées de signes. Les lignes horizontales et verticales s’entrecroisent, les notes blanches et noires se répondent, les tracés géométriques dépouillés ou répétitifs se déploient comme autant de partitions musicales. Le silence est présent, la rigueur du trait le déchire ou l’amplifie on entend John Cage dans deux minutes de silence ou Arnold Schoenberg dans une de ses suites dodécaphoniques . Le langage est sériel comme la musique du même nom. Parfois l’économie du motif sur le support blanc renvoie à l’infini. Alors la formule de Platon que nul n’entre ici s’il n’est géomètre , inscrite au frontispice de l’Académie d’Athènes prend tout son sens et nous rappelle que la mathématique est aussi métaphysique. Dans les volumes du Moulin de Vernègues les œuvres jouent avec leur support et l’espace qui les environne.

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